vendredi 1 avril 2016

Une cape pour ma femme (Deuxième partie)

Vous en souvenez-vous? Dans la première partie je vous décrivais le démarrage d'une nouvelle création : une cape pour ma femme. Après avoir fait des essayages en boutiques et déterminé le modèle, j'avais réalisé un prototype de ma création. Dans cet article, vous allez voir le résultat fini de ce travail de weekend.
De la toile au vêtement fini
Pour cet article, ma femme s'est mise en beauté pour que son visage ne soit pas flouté. Merci pour ton autorisation ma chérie. :-)

Le tissu choisi et sa doublure
Nous avons finalement trouvé le tissu chez Tissus PAPI, à Roubaix ; un lainage bordeaux agréable au toucher. C'est un mélangé laine et acrylique.
Le choix de la doublure fut difficile. Ma femme a décidé que ce vêtement devait quand même être un peu chaud. Elle a opté pour un deuxième lainage un peu plus fin, à carreaux, dont le fond est assorti au tissu. J'aurais pu rendre la cape réversible ; le modèle choisi ne s'y prêtait pas et les carreaux, ça amplifie son porteur!
Les boutons choisis
Nous avons fait le choix des boutons à la mercerie Fanfreluches, à Lille. Ma femme avait dans l'idée de prendre des boutons plus baroques, façon XVIIIème siècle. Le style de ces très jolis boutons trouvés là, posés sur le vêtement, ne concordait pas ; ça faisait déguisement ! Les boutons en or brillant faisaient mal aux yeux! Alors elle a changé d'idée et elle a opté pour un bouton plus moderne, bicolore, qui va bien mieux en termes de style. Pour attacher la capuche, les boutons demi-boule ont moins d'1 cm de diamètre.

Dans cet article, le technicien ne vous montrera pas les étapes de la fabrication. Ce n'est pas une histoire de "secret du magicien" ; la fabrication en elle-même n'a rien de vraiment extraordinaire selon moi. J'ai juste envie de procéder autrement et de vous présenter quelques détails du modèle.

La poche
Sur le devant, j'ai placé deux poches paysannes pour garder ses mains au chaud. Le passepoil a une double surpiqûre et je me suis amusé à faire l'un des fonds de poche dans les carreaux.Ce n'est visible que de l'intérieur, mais comme disait Coco Chanel, "le luxe, c'est ce qui ne se voit pas".
Détails de la doublure
Ce vêtement a présenté quelques difficultés habituelles : le montage de la poche, le montage du col. Mais le plus difficile fut de doubler la cape. Cela semble facile quand on le voit, mais en réalité, j'ai dû anticiper bien des fois comment j'allais retourner le vêtement. A l'épaule, j'ai même procédé en plusieurs étapes, à cause de la couture d'épaule. Ce montage est pourtant simple quand il n'est pas doublé. Le milieu dos aussi fut difficile à cause du pli creux et des épaisseurs. Il était pourtant évident que l'inverse d'un pli creux est un plis rond! Quand on se trompe, on refait.
Le résultat n'a pas son pareil et le choix de la doublure fait beaucoup d'effet.
Capuche amovible
Ma femme voulait que la capuche soit amovible. L'objectif de cette capuche n'est pas de protéger de la pluie mais plutôt du vent et d'avoir chaud aux oreilles. Juste pour le style, elle l'a préférée retombante ; cela donne aussi plus d'aisance aux mouvements de la tête. Les tout petits boutons sont plutôt jolis quand la capuche est enlevée.
La cape sans la capuche
Voilà, la cape est terminée. Elle a déjà été portée trois ou quatre fois et je lui prédis de nombreuses sorties. C'est le vêtement qu'elle voulait tel qu'elle le voulait. C'est autant de bonheur pour moi quand le vêtement est réussi et "chéri" !
La cape avec la capuche