dimanche 18 janvier 2015

Ma redingote (Première partie)

Juste pour le plaisir et parce que cela ajoutera à ma tenue steampunk, j’ai décidé de me faire une redingote. Je vais ainsi passer en revue quelques techniques propres aux tailleurs, anciens et modernes, tout un créant un vêtement unique pour ne pas changer ma ligne de conduite.
Ah ça! pour être unique, c'est unique!
Non je ne suis pas un sorcier qui essaye de s’habiller comme un moldu (relire «  Harry Potter et la coupe de feu » de J.K.Rowling). Ce n’est pas non plus la robe de ma tante Hortense ni le tissu définitif que j’ai choisi. Je suis certainement un voyou de la couture mais pas un mordu du mauvais goût ! Comme vous voyez le ridicule ne tue pas, alors je ris avec vous de ce « merveilleux » imprimé ! :D

Pourquoi ce choix ? Voici la petite histoire.


Mes premiers croquis
J’envisage de faire une redingote. C’est ce que m’a inspiré le tissu, un velours ras imprimé de fines rayures kaki, mousse, brun, gris. Il a un côté ancien, un peu passé. Je le trouve parfaitement assorti à mon corset rouge bordeaux. Au début j’avais même dessiné ce modèle avec capuche, pour le côté pratique. Je voulais  moderniser la redingote pour ne pas faire époque (mon côté rebelle) et pour la porter avec d’autres choses. D’ailleurs je la modernise,  car je transforme la redingote à taille coupée en une veste à découpes verticales. Le défi sera donc d’en retrouver les volumes.

Recherches techniques et iconographiques
Avant de passer au patronage, j’ai donc fais quelques recherches dans l’histoire du costume : photos, illustrations, méthodes de coupe anciennes (Maître Thirifocq en particulier !) et modernes (L’académie de coupe de Paris). J’ai pu ainsi me rendre compte des volumes et recalculer l’ampleur de base de la jupe.

J’ai apporté d’autres modifications à mon dessin. J’ai enlevé la capuche, pensant la faire avec une petite cape qui viendrait par-dessus. J’ai aussi enlevé la découpe poitrine et changé les poches. J’ai modifié le mode de fermeture parce que j’ai trouvé les boutons parfaits pour ce vêtement que je veux quand même steampunk. A ce stade je pouvais faire le patron. Il faut savoir où on va avant de commencer quelque chose n’est-ce pas ?
Croquis final et projet de patron par coupe à plat

Mon patron commence toujours
par une construction
Comme d’habitude, je fais mon patron à plat et non sur mannequin. C’est une technique industrielle que je maîtrise. Pour cela, je me suis basé sur le patron de mon corset, puisque les deux doivent être portés ensemble. Mais pour se rendre compte des volumes, il faut faire un essai, une « toile ». Alors pourquoi gâcher de la bonne toile tailleur quand on peut recycler un vieux drap ?

Vous connaissez maintenant l’origine de ce fabuleux vêtement.

Le premier essayage

Bon du premier coup ? Ça n’existe pas. C’est une utopie industrielle dans une vaine tentative de réduire les coûts de conception. Bien sûr, certains y parviennent, mais la majorité fait au moins un essai et une correction.
Premier essayage et commentaires
Pour mon premier essayage, je ne suis pas mécontent. Comme je suis parti du corset, j’ai fait une estimation de l’aisance nécessaire ; elle se révèle un peu juste d’1 à 2 cm. J’ai quelques corrections à faire, bien entendu, sur les volumes de la jupe et du corsage. Il semble aussi que je me sois trompé sur la mesure de la manche (?). Rien de grave !

A suivre.