samedi 13 décembre 2014

Mon corset à moi

Après le corset de ma chère et tendre ("Un corset pour ma femme"), j’ai fait le mien. J’ai repris le patron du corset présenté dans mon article « Rhabillés en corset » du mois de novembre et je lui ai ajouté un col.

De la toile au corset fini
Voici le déroulement de cette fabrication.

La toile et son dessin de col
Bien entendu le patron a été modifié. J’avais présenté « la toile », c'est-à-dire le prototype de base nécessaire à la mise au point du modèle. La fabrication d’un corset permet peu de retouches intermédiaires ; la fabrication se fait d’un bout à l’autre et on ne voit les problèmes qu’une fois le modèle fini. Pour anticiper, il faut donc faire un modèle pour rien.
Sur cette toile, j’avais dessiné une encolure plus dégagée et arrondie et un col. C’est ce qui m’a servi pour créer  le patron final.

Après la coupe, j’ai assemblé les vingts pièces du dessus et de l’entoilage. J’ai posé le col, intégré dans la fabrication de l’épaule. Pour ce modèle, j’utilise un sergé de coton un peu épais de couleur bordeaux. J’ai trouvé la rayure verte du coutil bien assortie. Pour ne pas avoir un vêtement trop chaud, j’ai donc décidé de ne pas mettre de doublure. J’étais ainsi obligé d’utiliser une autre technique de fabrication des couloirs à baleines.
Sur le mannequin standard, les dix pièces assemblées du dessus et du coutil
Les casiers à baleines sont minutieusement préparés
pour être piqués avec précision

Il faut toujours réfléchir aux différentes étapes de la fabrication d’un vêtement avant de la commencer. Mais parfois, on voit mieux certaines parties en cours de réalisation. C’est ce qui m’est arrivé pour l’assemblage du dessus avec le dessous de ce corset. J’ai terminé les emmanchures en premier, puis j’ai fait la finition d’encolure et du devant parce que l’accès était plus facile dans cet ordre. Ensuite j’ai préparé mes casiers à baleines.

Chaque étape demandait de la précision. Quand les deux parties étaient retournées, les coutures du dessus devaient correspondre exactement aux coutures de dessous. Le couloir se crée tout seul en piquant les deux épaisseurs dans la couture d’assemblage. C’est la surpiqûre à la largeur de la baleine qui le finalise. Difficile mais avec  beaucoup de patience, on arrive à en venir à bout !

Fin de fabrication
Restait à insérer les baleines et finir le bas. Pour les baleines, j’utilise des baleines plates alternées de baleines spirales. Leur répartition est déterminée par leur position sur le corps. Pour le bas, ne pouvant ourler comme un gilet classique, j’ai décidé d’utiliser un biais.
Après avoir posé les œillets, j’ai lacé « à la paresseuse » avec un cordon de cuir rond, de couleur marron.
Le corset est presque terminé
Maintenant, je suis « en panne ». Je dois trouver les boutons adéquats pour terminer cette création. J’aimerais en trouver qui soient dans le style steampunk ou vintage, faute de quoi je devrai les créer. La taille des boutons est importante mais je ne peux la présumer. C’est pourquoi je n’ai pas réalisé les boutonnières. Je vais avoir besoin d’une douzaine de boutons d’environ 1.5 cm de diamètre pour bien maintenir en place le corset en extension. J’aimerais faire les boutonnières à la main, comme autrefois, pour qu’elles soient plus jolies et plus solides. Je laisse donc ce travail en suspend.
Quels boutons vais-je mettre?
Désolé de ne pouvoir le montrer sur moi. Faute de boutons, je ne peux pas fermer mon corset. Ce sera pour une prochaine fois. A suivre.