mardi 11 novembre 2014

Conseil 2 pour créer un costume Steampunk ; spécial femmes

Développement de l’article « 8 règles de la mode steampunk »

Conseil 2 : Basez-vous sur la mode historique

« Dans le doute, habillez-vous à la mode victorienne ».
Il faut s’assumer pour porter des vêtements historiques dans la vie de tous les jours ! Hors contexte de théâtre, de carnaval ou de convention, votre apparence est porteuse de curiosité. « Soyez prêt(e) à en répondre ! ».

Série TV "Penny Dreadful" diffusée aux USA, UK et Canada
Heureusement, les modes steampunks et gothiques, qui reprennent ces basiques du XIXème siècle, ne se résument pas à ça. Mais il faut au moins en connaître les bases.

La reine Victoria

Victoria a régné sur l’Angleterre de 1837 à 1901. C’est la période de l’hégémonie de britannique tant au niveau commercial que dans les autres domaines. A la même époque, la France connaît une grande instabilité politique. Cette époque est aussi celle de l’ouverture du Japon à l’occident, de la jeunesse des Etats-Unis d’Amérique (la conquête de l’ouest, la ruée vers l’or, les conflits avec les indiens, la guerre de sécession, le développement des grandes villes) et des nombreuses guerres coloniales.
Portraits de la reine Victoria au début et à la fin de son règne
La reine Victoria avait une grande influence dans le domaine des arts et de la mode. Au début de son règne, elle portait des robes à crinolines, à la fin, des robes à tournure. Pour des questions de morale, elle a imposé aux femmes de ne rien montrer de leur corps, pas même une main, d’où ces chemisiers au col montant très fermés ou les culottes bouffantes devant éviter les infortunes de l’impudeur lors de chutes accidentelles. La décence faisait partie du savoir être social.

Les éléments forts de la mode au XIXème siècle pour la femme


Corset victorien à gauche, édouardien à droite

La silhouette change avec la structure qu’on lui impose. Au XIXème siècle, les éléments de cette structure sont constitués du corset et des dessous qui supportent la jupe. Remettre au goût du jour et faire apparaître cette structure (quand le dessous devient dessus), l’orner ou la détourner est une idée de base de l’habillement néo-victorien féminin.


Le corset est donc une pièce clé de la mode néo-victorienne. Il a deux formes principales de 1800 à 1900 : le corset victorien qui est un vrai sablier ; le corset édouardien qui met en avant la poitrine et arrondit les hanches à l’arrière.



Col montant de ce chemisier
fermé jusqu'en haut
Le corset permet de mouler le buste, que l’on porte une veste ou un corsage. Le corsage est toujours fermé jusqu’en haut. Pour être plus vintage, il a un col montant très haut. La veste est plutôt courte et cintrée pour mettre en valeur la finesse de la taille et surtout le volume de la jupe. Les dentelles et les rubans, les rangées de boutons ou de brandebourgs, les volants, les liserés, tout contribue à exprimer l’abondance et la féminité.

Buste moulé et
manche collante avec poignet


Tout au long du XIXème siècle, la mode connaît de nombreuses variations pour la forme des manches. Le critère commun est qu’elles sont bouffantes : soit en haut du bras comme un petit ballon (1820-1830), le reste de la manche moulant le bras ; soit sur tout le bras, immense manche soutenue par une armature et faisant l’épaule basse (1830-1840). Par la suite, la manche est bouffante ou évasée sur le bas du bras, donnant de la grâce à la main (1840-1850). La manche est ensuite moulante sur tout le bras, avec un poignet (1860-1880), avant de redevenir bouffante sur la moitié supérieure du bras (1890-1900). Vous avez donc de quoi créer !




Jeu de manches. Le volume change suivant les décennies de 1820 à 1890
La jupe est toujours longue jusqu’au sol. Elle peut avoir de nombreux et larges volants quand elle est portée avec une crinoline (1850-1870). Elle peut aussi être composée d’une jupe et d’une surjupe qui sera alors remontée et drapée. Mais c’est surtout la tournure qui a la faveur des néo-victoriennes (1870-1890). La tournure est une armature qui amplifie les fesses et laisse le devant plat. La jupe et surtout la surjupe sont drapées sur cette protubérance. La jupe fin de siècle (1890-1910) est plutôt moulante sur les hanches et évasée en bas.
La crinoline cage et des variations sur les jupes et surjupes
Différentes sortes de tournures et quelques versions drapées de surjupes

Tenue d'équitation de la femme vers 1850



L’habillement d’équitation est souvent le plus séduisant et le plus repris dans les tenues.

Dans le prochain article, je vous propose la version masculine de l'habillement néo-victorien.